Le Commencement [...]

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Jardin-erotique, ce nouveau blog, sera pour ainsi dire une sorte d'échapattoir affectif.
Un potoir à mots, quand ceux-ci seront trop lourds à porter.
Un journal intime plus précisément ; oú les sentiments que l'on préfèrent tenir cacher se multiplieront. Ainsi, ils occuperont toute la place. Ils se bousculeront. S'adaptant les uns aux autres. Aucune préférence. Il ne faut ni les haïr, ni les aimer. Il faut les accepter. Car ils sont ce que je suis ; ces sentiments.

Ici donc je n'ai plus d'identité.
Je ne suis plus.
Ici,
Je ne suis plus...
Je ne suis plus que des mots.

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Le Commencement [...]

# Posted on Friday, 14 April 2006 at 6:14 PM

Edited on Monday, 14 January 2008 at 7:44 PM

Introduction subjective :

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Ce #blog# donnera sûrement lieu à un malaise profond, souvent révélateur créant une atmosphère, je l'avoue, quelque peu taciturne, assez lugubre et qui pourrait sembler affligeante mais il n'en est rien. Même si beaucoup de mes textes seront mélancoliques, car ils témoignent souvent d'un désespoir qui me désempare face aux sentiments auxquelles j'ai souvent du mal à faire face, à éponger ; ils sont surtout et avant tout le moyen d'exterioriser la pensée qui m'envahit et me trouble des jours durant. La nostalgie qui me succède n'est autre que la douleur restée encré en moi ; tel le fer rouge qui laisse sur la peau une marque indélibile et profonde...

Vous serez donc la seule source d'espoir qui me redonnera vie.



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Introduction subjective :

# Posted on Friday, 14 April 2006 at 7:06 PM

Edited on Monday, 14 January 2008 at 8:08 PM

.Déception amoureuse.

Je n'y arrive pas...

Non...

Pourtant, j'ai essayé... en vain.

Mais...

Je n'y arrive pas.

J'ai essayé de faire le deuil, ce deuil...

Mon deuil...


... Le deuil de l'odeur de sa peau qui émanait de mes bras... Cette odeur si familière...
Combien de fois cette odeur m'a poursuivit dans le sanglot de mes soupirs ? Combien de ces minutes passées à affranchir cette odeur de mes pensées... cette odeur trop tenace, trop étouffante, trop encore lui...
Mais, je n'en peux plus. Je suis à bout de force ; à bout de tout. Comment me passer plus longtemps de mon odeur vitale... son odeur.
Aujourd'hui ; aujourd'hui je ne peux plus. Je ne veux plus être indifférente à ce jeu qui m'a perdu si souvent. Trop souvent. Je ne veux plus tromper la faiblesse de mon amour pour toi. Pourquoi donc m'imposer ce choix indélibéré ?
J'ai pris ce risque, celui de descendre en enfer afin de guérir ton coeur aux flammes qui te brûlaient les ailes. J'ai goûté à ce baiser mortel ; celui du diable. J'ai laissé la chaleur de son corps prendre possession du mien... mais... je ne pensais pas, non, je ne pensais pas pouvoir lui vendre mon âme... Comment la lui reprendre quand tout me rattache encore à lui ? Á tout ces instants partagés entre le désir de nos pauvres chairs et l'affection promise de nos coeurs infidèles...
Car... car je sens encor le tracé de ses doigts criminels sur ma peau vierge de ce plaisir qui corrompt la raison. J'entend, bien malgré moi, dans le bruit saoûlant de la foule extérieur, ce souffle de vie s'échappant de l'être qu'il formait. Quand bien j'essaie de retrouver enjeu d'une situation dont je ne veux me défaire, ce corps que je connais par coeur vient faire des avances au mien... telle que la tentation de succomber dans le précipice de ses bras raccourcis devient, par inadvertance, trop imposante...
Tu vois la douleur infligée à mon indigne personne ? Vois-tu, oui, vois-tu la souffrance que j'éprouve à la nostalgie des ces moments si court ? De cette histoire ; de notre histoire...
Je veux savoir si ce jour, oú tu as posé sur moi, pour la toute première fois, les yeux, je veux savoir si ce jour, oui, si celui-là, tu m'as aimé... si tu m'as aimé avant bien même de commmencer à tirer sur les ficelles de mon amour pour toi, comme un pantin. N'étais-je pour toi qu'une proie sur un tableau de chasse ? Je me sens pourtant coupable de ce qui nous es arrivés... alors que tu n'es, toi, que le seul détraqueur de nos malheurs...
Alors reviens, reviens... et... et dis moi que tu m'aimes, que tu n'aimes que moi et que, que tu ne peux plus te passer de moi plus longtemps, et... embrasses-moi. (~Juste une dernière fois~)
Laisses nous le droit de vivre ce que nous avons à vivre, ce qui nous es promis, ce qui nous es dû...


Même si tu m'as donner ces mots/maux du coeur que l'on préfère oublier, toi, en revanche, je ne peux pas, non, je ne peux pas... t'oublier.
Comment vaincre la passion qui nourissait mon coeur d'un amour trop fort, trop nous...
Pourquoi me demande-t-on de t'oublier ? Et toi ? M'as-tu oublié ? Je n'y crois pas. Non. Nous, nous on ne peut pas s'oublier, pas comme ça. Pas comme tout le monde le croit...


Aujourd'hui j'ai peur, peur d'être à jamais perdu sur le chemin que l'on s'était tracé. Ce chemin dont tu as pris la fuite. Ce chemin qui est pour moi le bout du tunnel...

Aujour'hui j'ai peur, peur de ne plus pouvoir tomber amoureuse...

# Posted on Saturday, 15 April 2006 at 9:34 AM

Edited on Monday, 14 January 2008 at 7:37 PM

Faut-il toujours trouver des réponses à ses questions ?

Faut-il toujours trouver des réponses à ses questions ?
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Envie de Fraises !



Oui, c'est vrai... je l'avoue... mais pas de n'importe quelle fraise. Une petite fraise bien dodue. Rose pas trop mûre. Et d'une appétence irrésistible ! Oui... c'est ça... d'une petite fraise à qui on sourit bêtement, sans trop savoir pourquoi... D'une petite fraise que l'on meurt d'envie de dévorer !

Des nos premiers jours, une des questions fondamentales que l'on vient à se poser est de savoir :
" Comment on fait les bébés Maman ? "

Vous prenez alors entre vos mains la notice de l'emballage et lisez à haute voix :

" D'abord, il n'y a pas de saisons appropriées pour planter la petite graine. Choisir ensuite le jardin adéquat afin d'y préférer une récolte abondante tout au long de l'année. Laissez reposer bien tranquillement quelques temps. Puis quand la petite graine arrive à maturation ; dégustez ! "

Une jolie petite fraise... hein ?!

Moi... j'ai envie... envie d'une petite fraise dans mon ventre. Ce sera mon jardin.
Oui, enfin, je ne sais pas pourquoi.
Parfois, j'imagine dans le reflet du miroir cette petite graine qui pousse, qui pousse et qui pousse... dans mon ventre.
Alors, tout à coup, j'inspire bien fort et je force sur mon ventre pour qu'il se gonfle.
Et le caresse comme si à l'intérieur si trouvait ce petit bout de fraise...
Mais... ce reflet s'estompe peu à peu. Me laissant lasse de mes courbes filiformes...

D'ailleurs en ce moment, je ne sais pas ce qui s'y passe dans mon ventre ou autre part mais j'ai des envies soudaine de bague au doigt et de maternité !

- " Quelles idées ! Á ton âge ! Tu n'y pense pas ! Tu es bien jeune ! " Me répétetons souvent.

Oui mais voilà. Elles sont pourtant bien là ; ces idées. Si incensées soient-elles !
Alors, Moi ?! j'en fais quoi de ces idées ?! Hein ?! Oui, j'en fais quoi ?!
Faut-il être une petite fille bien SAGE et écouter les recommandations bien SAGES des adultes ?!

- " Premièrement, il y a tes études ma fille. Et tu te dois de te créer une bonne situation ; économique biensûr afin de subvenir à tes besoins et à celle de ta famille " [...]

Et blablabla et blablabla... Oui mais alors ? Est-ce que c'est ça la vie ? Est-ce que tout doit être obligatoirement rangé par ordre chronologique ?
Les études-Un job-Un petit copain-Un appart'-Un travail-Un fiancé-Une maison-Un mariage-Un bébé ?!

-[...]" Il faut d'abord t'assurer une bonne situation ! "

Moui moui c'est ça... une bonne situation ! c'est pour mon avenir !

Oui, mais... moi j'ai déjà envie de m'unir à quelqu'un pour toute une vie.
De promettre Amour et fidélité à l'homme que je me serais choisie.
De l'Aimer et de le chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Dans le meilleur et dans le pire. {Surtout dans le pire qu'ils oublient de préciser!}

Je pourrais affronter les pires tourments, les plus douloureuses peines et tant de choses si insurmontables si ce n'est au côté de l'homme que j'aime.
Je serais prête à lui donner ma vie s'il le fallait et à lui donner la vie s'il le faudrait...
Lui donner ce cadeau le plus précieux que de m'offrir à Lui toute une vie. Et la vie serait bien courte encore à ses côtés.
Lui donner l'enfant réprésentant la force et la faiblesse de notre Amour. Le mélange de nos sang formant la Vie. Celle que l'on aurait procréées. Celle que l'on aurait mise au monde. Celle de nos deux êtres ne formant plus qu'un.
Ô comme je désire ce moment là... Quand dans l'étreinte de nos deux corps amourachés, l'Amour, la passion, la rage se donneraient victorieuse... Quand dans le feu de nos baisers se ressentirait le plaisir charnel, le plaisir divin qui s'abandonne en nous... Et que le parcours de l'Amour n'en soit que plus court pour féconder la Vie...

... {silence}

Je divague. Je m'emporte. Je dois vous paraître bien idiote !

... {long silence}




J'avais juste Envie de Fraises ...
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# Posted on Sunday, 07 May 2006 at 2:24 PM

Edited on Friday, 20 October 2006 at 6:21 AM

Passage extrait du Livre Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda.

Franck vient à peine de quitter Camille avec laquelle il a passé sa soirée. Ils ont chahuté, ris, et discuté. De tout et de rien. Non pas de tout et de rien. De la vie passée de Camille.

Il se retrouve seul dans cette scène.
En levant les yeux, il découvrit une vieille connaissance dans le reflet du miroir : lui-même.
-Et alors... Te v'la, toi ? s'étonnait son double en silence.
-Hé ouais...
-Qu'est-ce que tu fous là ?
-Je suis venu boire un café.
-Dis donc t'as une sale gueule...
-Fatigué...
-Toujours en train de courir le guilledou ?
-Non.
-Allez...T'étais pas avec une fille, cette nuit ?
-C'était pas vraiment une fille...
-C'était quoi ?
-Je sais pas.
-Ho là, mon gars... Hé patronne ! Rincez-lui sa tasse, y a mon pote qui s'écaille, là ! lança le fantôme.
-Non, non... Laisse...
-Laisse quoi ?
-Tout.
-Ben qu'est-ce t'as Lestaf ?
-Mal au coeur...
-Oooh, t'es amoureux, toi ?
-Ca se pourrait...
-Hé ben ! C'est une bonne nouvelle, ça ! Exulte mon vieux ! Exulte ! Monte sur le bar !Chante !
-Arête.
-Mais qu'est-ce t'as ?
-Rien... Elle... Elle est bien, celle-ci... Trop bien pour moi en tout cas...
-Meuh non... C'est des conneries, ça ! Personne n'est jamais trop bien pour personne... Surtout les gronzesses !
-C'est pas une gronzesse, je te dis...
-C'est un mec ?
-Mais nan...
-C'est un androïde ? C'est Lara Croft ?
-Mieux que ça...
-Mieux que Lara Croft ? Oh poudiou ! Y a du monde au balcon, alors ?
-85 A je dirais...
Il se souriait :
-Ah ben ouais... Si t'en pinces pour une planche à pain, t'es dans la merde, je comprends mieux, là...
-Mais nan, tu comprends rien ! se maudissait-il.
D'façon t'as jamais rien compris ! T'es toujours là, à ramener ta grande gueule pour faire oublier que tu comprends rien ! Depuis que t'es gamin tu fais chier ton monde ! Tu me fais pitié, tiens... Cette fille, quand elle me parle, y'a la moitié des mots que je comprends pas, tu piges ? Je me sens comme une merde à côté d'elle. Tu verrais tout ce qu'elle a vécu déjà... Putain, moi j'assure pas, là... Je crois que je vais laisser tomber...

Le reflet fit la moue.
-Quoi ? grogna Franck.
-Trop teigneux...
-J'ai changé.
-Mais non... T'es juste fatigué...
-Ca fait vingt ans que je suis fatigué...
-Qu'est-ce qu'elle a vécu ?
-Que de la daube.
-Hé ben, c'est parfait, ça ! T'as qu'à lui proposer aut'chose !
-Quoi ?
-Ho ! Tu fais exprès ou quoi ?
-Non.
-Si. Tu fais exprès pour que je m'apitoie... Réfléchis un peu. Je suis sûr que tu vas trouver...
-J'ai peur.
-C'est bon signe.
-Oui mais si je me...
Le miroir se brouilla.


-:Franck.
-:Son double.

# Posted on Wednesday, 10 May 2006 at 6:46 AM

Edited on Monday, 14 January 2008 at 7:35 PM